Le prieuré de Vénus

Les bâtiments qui abritent le prieuré de Vénus sont imposants et très austères. Il est impossible de ne pas les remarquer et nous sommes bien petits au pied de ce gigantesque édifice. Pourtant, depuis plusieurs décennies, le prieuré s’est vidé de toutes activités humaines… Il n’y a plus âme qui vive…
 
Un dédale de couloirs nous transporte de salles en salles, d’escaliers en escaliers. Au détour d’un couloir, nous apercevons le Christ sur sa croix puis nous croisons la salle tapissée de bois. Un magnifique tableau de Vénus sortant des eaux semble aussi avoir été oublié au rez-de-chaussée. Soudain, nous distinguons des mouvements et des lumières au bout d’un autre couloir. Nous nous arrêtons, nous observons. Les pulsations grimpent alors que nous ne bougeons plus… Nous n’aimons pas trop ces moments de doute qui peuvent annoncer la fin de la visite… par bonheur, nous rencontrons deux femmes photographes.
 
Nous voilà rassurés… le shooting photo peut commencer sereinement. La robe de mariée que nous avons prévue pour l’occasion est parfaite dans ce lieu magique. Une robe sirène et bouffante à la fois… une robe de princesse tout-terrain…
 
Robe de mariée « Vénus » : https://ambrine.fr/portfolio/location-robe-mariee-venus-bordeaux-libourne/
 
De temps en temps, une odeur de bougie ou de cire chaude vient nous caresser le nez. Etrange… tout au long de notre visite, nous croiserons toujours la même dame (une bougie noire et une bougie rouge dans la poche), nous ne reverrons jamais l’autre dame d’ailleurs… Bizarre.
 
Nous finissons nos photos dans la chapelle et le cloître. Des trombes d’eau s’abattent subitement sur les toits. Le temps devient très sombre alors que le soleil se couche aussi de son côté. Il est temps de partir avant que la lumière ne disparaisse totalement. Il nous faut retrouver le passage par lequel nous sommes arrivés. Nous empruntons le même chemin en sens inverse… mais nous voilà de retour au point de départ. Nous tentons notre chance une deuxième fois, un peu plus vigilants, mais, une fois de plus, nous revenons sur nos pas. L’architecture labyrinthique nous fait tourner en rond. Nous ne trouvons plus notre passage. Imaginez ! Nous sommes au rez-de-chaussée et nous cherchons un escalier qui monte au sous-sol pour retrouver le niveau du sol à l’extérieur… nous manquons de lucidité pour résoudre ce probème de logique. Nous devenons fous et inquiets de ne plus savoir nous repérer.
 
Nous nous engageons dans une dernière tentative… nous empruntons les mêmes couloirs puis les mêmes escaliers… soudain nos yeux s’arrêtent sur des traces de pas qui n’y étaient pas lors de notre passage précédent. Ces traces de semelles de grosses chaussures ne s’estompent pas au fur et à mesure des pas et, bien qu’il ait plu énormément, ne sont ni d’eau ni de boue. Très curieux ! D’autant plus que nous n’avons rencontré personne, entendu aucun bruit… C’est précisément dans ces moments que l’on se remémore les réactions de Sami et Scoubidou… A l’unanimité, nous prenons nos jambes à nos cous pour sortir le plus vite possible. Nous trouvons une porte en verre brisée… certes c’est dangereux, mais cela fera l’affaire.

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