Château de Cerbère

Dans la mythologie grecque, Cerbère est le gardien des enfers… aujourd’hui, nous ne le savons pas encore, nous allons le rencontrer !
 
Arrivés aux abords du château, nous découvrons qu’une vingtaine d’ouvriers accompagnés d’engins agricoles travaillent dans les vignes qui jouxtent le château de Cerbère. Nous cherchons un moyen de nous en approcher sans nous faire repérer par l’un d’eux. Toutes nos tentatives échouent. L’affaire est trop compliquée… nous adoptons donc le plan G (plan galère) qui permet d’accéder à tous lieux en toutes circonstances. Il suffit pour cela de prendre un air détendu et de se diriger sans hésitation vers la cible en empruntant le chemin principal et, si le cas se présente, dire « bonjour » aux gens avec le sourire… C’est parti… nous marchons… nous marchons… nous faisons semblant de rigoler… nous voilà devant le château… une fenêtre s’ouvre… nous sommes à l’intérieur… Le plan G est un succès !
 
A l’intérieur, c’est le chaos, les planchers sont effondrés par endroits, d’autres s’affaissent dangereusement. Il fait très sombre. Nous ne nous attendions pas à un tel niveau de danger… L’ambiance y est en plus très mystique : des têtes de Lucifer sur le papier peint et Nostradamus en guise de livre de chevet… Il ne faut pas rester ici trop longtemps. Rapidement, nous shootons une robe puis bientôt une deuxième…
 
Robe de mariée « Ecume » : https://ambrine.fr/portfolio/location-robe-de-mariee-ecume-bordeaux/
Robe de mariée « Précieuse » : https://ambrine.fr/portfolio/location-robe-de-mariee-precieuse-gironde/
 
Soudain, des aboiements, que l’on entendait au loin, semblent venir de sous la fenêtre. « Caramel ! ». Entre deux volets, nous voyons la voisine qui court après son chien et… deux hommes en bleu qui lui emboitent le pas… Notre cerbère a bien trois têtes. Nous avons été repérés par le chien ! Ni une ni deux, nous rangeons tout notre matériel… et des voix fortes viennent vers nous… nos trois inspecteurs cherchent une entrée… plutôt que de tenter de fuir, nous décidons de les attendre…
 
« Gendarmerie nationale ! Où êtes-vous ? »
« Ici, en face de vous. » (Il fait un peu sombre… la lampe est soudain braquée sur nous)
« Vous êtes les propriétaires ? » (Hahaha nous sommes morts de rire)
« Non. » (bonne réponse… évitons l’humour avec les forces de l’ordre)
« Vous savez que vous êtes chez quelqu’un ? » (Hahaha nous sommes morts de rire à nouveau)
« Monsieur, vous allez passer au travers du plancher. » (dit-on au brigadier-chef, planté sur un sol prêt à s’effondrer, qui regarde ses pieds puis qui glisse d’un mètre vers la droite pour assurer sa sécurité)
« Selon le code pénal, vous êtes en infraction, vous n’avez rien à faire là… » (le second brigadier qui sort tout juste de l’école reprend la main après ce moment de flottement, s’en suit une petite morale fièrement récitée dans son bel uniforme flambant bleu marine… mais il semble oublier qu’il a lui aussi outrepassé la loi car il n’a pas l’autorisation du propriétaire non plus d’être là… évitons toute provocation avec les forces de l’ordre)
« Nous sommes photographes, nous faisons des photos d’art… » (la voisine rigole à pleine gorge, les gendarmes ne semblent pas comprendre le concept non plus)
« Vos papiers d’identité, s’il vous plait ? » (celui qui semble être le chef veut connaitre notre historique)
« Nous n’avons rien sur nous. » (On voyage léger… déjà que notre matériel pèse lourd)
« Noms, prénoms, date et ville de naissance, adresse… » (ils sortent un petit cahier à spirales petits carreaux…)
« Votre frère s’appelle Rachid ? » (demande à peine stigmatisante du jeune apprenti gendarme à ma compagne en parcourant son téléphone)
« Non. Pas du tout. » (réponse polie ou bien… restons polis pour éviter les problèmes avec les forces de l’ordre)
 
L’interrogatoire se termine et les brigadiers avec des grands B partent visiter le château… ils ouvrent les tiroirs, jouent du piano, regardent à droite et à gauche, touchent à tout… « C’est pas le grand luxe » dit l’un. « Ils ont tout bougé les meubles » se plaint la voisine… « Sortez, sortez de là ! » dit l’autre… « Put…, t’es c.. ! » en voyant son collègue sortir (hahaha nous sommes morts de rire une troisième fois). Bref… vingt longues minutes passent et nous assistons consternés à ce sketch… nous sommes ensuite invités à partir puis sommés de ne pas revenir… n’abusez pas de votre pouvoir, chef, nous ferons bien ce que nous voudrons…
 
Quelques dizaines de minutes plus tard, nous étions dans un autre lieu abandonné… un peu refroidis certes… mais nous aussi nous faisons notre travail…

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